r.�i"ti�·; ACHPR \:;, ·) .: •. African Commission on · ,unm · Human and Peoples' Ri9hts Hurnun Rights ou1 Collt�ctive Respons1b1hty 131 . De ce qui precede, la Commission conclut qu'il y a eu execution arbitraire et extrajudiciaire de la victime par decapitation, l'une des formes Jes plus graves de violation du droit a la vie prevu a l'article 4 de la Charte. Violation alleguce de !'article 5 de la Charte 132. L'article 5 de la Charte stipule que : Tout individu a droit nu respect de ln dignite inherente a ln personne humaine et a la reconnaissance de sa personnalite juridique. Toutes formes d'exploitation et d'avilissement de l'homrne, notamment l 'esclnvage, la traitc des personnes, la torture physique ou morale, et Les peincs au trnitemen ts cruels, inhumnins ou degradants, sont interdites. 133. La Commission note que cette disposition de la Charte vise a proteger la <lignite de la personne humaine. En effet, la <lignite de la personne humaine ne sera pleinement respectee que si les individus sont en mesure de jouir et d'exercer pleinement tous les droits inherents a la personne humaine tels qu'ils sont enonces dans la Charte et dans d'autres instruments des droits humains applicables. Par consequent, lorsqu'une personne est limitee dans la jouissance ou l'exercice de ses droits, cela affecte en fin de compte, d'une maniere ou d'une autre, sa <lignite. Ainsi, les interdictions prevues a l'article 5 de la charte visent a preserver le noyau dur de la <lignite. 134. La Commission note que la question qui se pose ici est de savoir si le cceur de !'article 5 de la Charte a ete viole, comme le pretend le plaignant. Dans l'affaire El-Sharkawi c. Egi;pte, la Commission a juge que afin de determiner si Les abus, Les conditions de detention et la deten tion nu secret alliguis de la victime ant ite commis en violation de [' article 5, lrz Commission doit d'abord determiner si Les actes nlligues constituen t des nctes de torture et d'autres mauvais traitements et, dans l'nffirmntive, s ' il existe des preuves suffisantes pour itayer ces allegations.s9 s9 Communication N° 396/ 1 1 - EI-Sharkawi c. Republique d 'Egypte (2020), § • I The African Comm 31 B1jilo Page 38 of 62

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