minutieusement examiné la question de la recevabilité de la pièce EP7 avant de la retenir. 90. L’État défendeur soutient, en outre, que les juridictions nationales ont été saisies de nombreuses preuves du décès de Henry Mwakajila et de la complicité du Requérant dans ce décès. *** 91. La Cour rappelle qu’« un procès équitable requiert que la condamnation d’une personne à une sanction pénale et, particulièrement, à une lourde peine d’emprisonnement, soit fondée sur des preuves solides ».33 92. Il ressort du dossier que la Haute Cour a condamné l’accusé en se fondant, en partie, sur la preuve ADN. La décision de la Haute Cour sur ce point a été examinée par la Cour d’appel qui a rendu un arrêt confirmatif. Il est à noter que la personne qui a effectué l’analyse ADN a été citée comme témoin à charge (PW 14) devant la Haute Cour et que le Requérant et ses co-accusés ont eu la possibilité de la soumettre à un contre-interrogatoire. La Cour observe également que pour les juridictions nationales, les preuves à charge devaient être traitées avec beaucoup de circonspection. 93. Dans ces circonstances, la Cour considère que les preuves qui ont fondé la condamnation du Requérant n’ont pas été valablement contestées. En outre, et comme l’a noté la Cour d’appel, dès lors qu’il a été établi que le Requérant était en possession de restes humains d’une personne portée disparue, le Requérant aurait dû expliquer comment il est entré en possession desdits restes. C’est en partie parce que le Requérant n’a pas fourni d’explications sur la possession des restes mortels qu’il a été condamné. 33 Mohamed Abubakari c. République-Unie de Tanzanie (fond) (3 juin 2016) 1 RJCA 624, § 174. 25

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