INJONCTIONS DEMANDÉES :
i.
ii.
iii.
DES DOMMAGES-INTÉRÊTS GÉNÉRAUX pour violation du droit
de domicile d’un montant de 50 000 000,00 ₦ (cinquante millions de
nairas) seulement.
DES DOMMAGES-INTÉRÊTS SPÉCIAUX d'un montant de
100 089 140,00 ₦
(cent millions,
quatre-vingt-neuf
mille cent
quarante nairas) seulement, soit le coût total pour reconstruire
3 nouvelles maisons avec les mêmes caractéristiques ou des
caractéristiques similaires à celles des 3 maisons ayant été détruites par les
Défendeurs, en ce compris les articles ménagers, meubles, appareils
électroniques, vêtements, certificats, documents de propriété, reçus, outils
agricoles, mes perles et insignes traditionnels de la chefferie, ainsi que
l’entièreté d’une presse à huile de palme de petite taille, des cultures et des
vergers commerciaux, ce qui correspond à l’intégralité des biens
personnels des Requérants.
DES DOMMAGES-INTÉRÊTS PUNITIFS d’un montant de
500 000 000,00 ₦ (cinq cents millions de nairas) seulement en raison de
la mauvaise volonté, de l’insouciance, de l’indifférence et de la
malveillance extrêmes dont les Défendeurs ont fait preuve à l’égard des
Requérants et de la dépossession de leurs droits fondamentaux par lesdits
Défendeurs.
Le Demandeur, afin de démontrer le bien-fondé de ses demandes, a présenté trois
témoins qui ont témoigné oralement.
Le 1er témoin du Demandeur était le Demandeur lui-même qui, après avoir validé
son témoignage écrit sous serment, a raconté comment, le 19 décembre 2012, une
agence dénommée le réseau de sécurité d’Imo, accompagnée de policiers et de
soldats armés, a arrêté son fils, Obinna Kasarachi Onwuham. Les agents de sécurité
étaient accompagnés de Paul Obieze Amaliri et de Marshall Ifeanyi Akujinwa (alias
Dauda).
Le témoin a ensuite allégué que personne ne l’a informé de la raison de leur visite,
mais que l’un des agents de sécurité a déclaré que son fils était soupçonné d’être un
ravisseur. Il a également déclaré qu’ils sont entrés dans sa maison, dans la partie
allouée à son fils, Obinna, ont pris tous les articles ménagers présents et les ont
brûlés tout en détruisant la maison. Ils ont également détruit toutes les autres
structures dans l’enceinte de la propriété, en ce compris les plantations à vocation
économique.
Ils ont emmené son fils dont il est sans nouvelles depuis. Selon lui, les actes de
démolition ont eu lieu en 2012, 2013 et 2014.
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