* 113. Dans sa réplique, le Requérant soutient également que son accusation a été entièrement fondée sur des preuves par indices, à savoir le témoignage écrit de l’épouse du défunt qui n’a jamais été interrogée au procès, alors que d’autres preuves à décharge n’ont pas été prises en compte. Il affirme, en outre, que le recours à la doctrine de la possession récente était tout à fait inapproprié étant donné qu’aucune démarche n’a été entreprise pour obtenir d’autres preuves corroborant son explication quant à la raison pour laquelle il a été trouvé en possession des biens volés. 114. En ce qui concerne les allégations du Requérant, l’État défendeur affirme que sa condamnation a été confirmée sur la base de la doctrine de la possession récente telle qu’illustrée par l’arrêt de la Cour d’appel. Selon l’État défendeur, la Cour d’appel a confirmé la condamnation en estimant que le tribunal d’instance avait correctement appliqué la doctrine. L’État défendeur fait valoir qu’en l’espèce, comme le révèle l’arrêt de la Cour d’appel, c’est le Requérant qui a conduit la police à l’endroit où se trouvaient les objets volés et que leur propriétaire, PW1, les a correctement identifiés alors qu’ils étaient en possession du Requérant. L’État défendeur conclut qu’étant donné que les juridictions nationales ont tranché de manière définitive les questions de preuve, ayant prouvé les faits reprochés au Requérant au-delà de tout doute raisonnable, les allégations du Requérant sont dénuées de fondement et doivent être rejetées. *** 115. Aux termes de l’article 7(1)(c) de la Charte, « [t]oute personne a droit à ce que sa cause soit entendue… et le droit à la présomption d’innocence jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie par une juridiction compétente ». 116. La Cour rappelle sa jurisprudence dans l’affaire Kijiji Isiaga c. RépubliqueUnie de Tanzanie selon laquelle les juridictions nationales jouissent d’une large marge d’appréciation dans l’évaluation de la valeur probante des 33

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