6.
Elle précise que, le 17 mai 2012, elle a été détenue pour tentative d’atteinte
à la sûreté de l’État et association de malfaiteurs. Elle y a été maintenue
sans jugement pendant six (6) mois dans des conditions dégradantes et
inhumaines.
7.
La Requérante fait valoir que, le 22 juin 2012, son avocat a introduit une
demande de mise en liberté provisoire devant le juge d’instruction du
Tribunal de première instance du troisième arrondissement de Bamako qui
a été rejetée le 25 juin 2012, motif pris de ce que les charges pesant sur
elle étaient graves et que la demande était prématurée. Le 19 juillet 2012,
une nouvelle demande a été introduite et a également été rejetée, le 30
juillet 2012.
8.
Le 16 octobre 2012, le rapport d’expertise médicale de la Requérante a été
déposé. Le 17 octobre 2012, la Requérante a introduit, devant le Président
de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako, une demande
d’autorisation de se rendre à l’étranger pour des soins médicaux. Sa
demande a été favorablement accueillie le 22 novembre 2012 et une
période de deux (2) mois, à compter du jour de son départ du territoire
national, lui a été accordée à cet effet.
9.
La Requérante s’est ainsi rendue à New York dans un hôpital de neurologie
à New York pour y suivre un traitement. Le 13 mars 2013, le juge
d’instruction du Tribunal de première instance du troisième arrondissement
de Bamako a rendu une ordonnance de non-lieu pour insuffisance de
charges.
10. Le 10 novembre 2014, la Requérante a saisi le président de la Section
malienne de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH-Mali)
pour dénoncer les violations qu’elle a subies lors de sa détention.
11. Le 28 mai 2018, la Requérante a saisi la Commission Justice, Vérité et
Réconciliation mise en place dans le cadre du processus de justice
transitionnelle au Mali, à la suite des évènements de mai 2012. Ladite
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