39. La Cour de céans a, également, indiqué dans plusieurs arrêts concernant l’État défendeur que, tels qu’ils sont appliqués dans le système judiciaire de la Tanzanie, les recours en inconstitutionnalité devant la Haute Cour et la procédure de révision constituent des recours extraordinaires que le Requérant n’est pas tenu d’exercer avant de la saisir.7 40. En l’espèce, la Cour relève que, à la suite de sa condamnation par le Tribunal de District de Chato, le Requérant a interjeté appel de sa condamnation devant la Haute Cour qui, le 29 octobre 2014, a confirmé la décision. Il a, ensuite, formé un recours devant la Cour d’appel de Tanzanie, l’organe judiciaire suprême de l’État défendeur, qui le 19 février 2016, a, également, confirmé la décision de la Haute Cour. La Cour note, en outre, que les griefs soulevés par le Requérant ont également été portés, en substance, devant les juridictions nationales, dans la mesure où il y avait également allégué la violation de son droit à ce que sa cause soit entendue et avait contesté la procédure ayant abouti à sa condamnation. L’État défendeur a donc eu la possibilité de remédier aux violations alléguées. La Cour en déduit que le Requérant a épuisé les recours internes. 41. Elle rejette, en conséquence, l’exception tirée du non-épuisement des recours internes. B. Sur les autres conditions de recevabilité 42. La Cour relève qu’aucune contestation n’a été soulevée sur les conditions énoncées à la règle 50(2), (a), (b), (c), (d), (f) et (g) du Règlement. Néanmoins, elle doit s’assurer qu’elles sont remplies. 43. Il ressort du dossier que le Requérant a été clairement identifié par son nom, conformément à la règle 50(2)(a) du Règlement. 7 Voir Thomas c. Tanzanie (fond), supra, § 65 ; Mohamed Abubakari c. République-Unie de Tanzanie (fond) (3 juin 2016) 1 RJCA 624, §§ 66 à 70 ; Christopher Jonas c. République-Unie de Tanzanie (fond) (28 septembre 2017) 2 RJCA 105, § 44. 11

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