2. Le 28 juin 1998 lesdites élections eurent lieu en dépit de la résistance du
collectif des partis de l’opposition dénommé COPPO. Le lendemain, vers 03
heures 30 minutes du matin, une grenade à fragmentations explosait à Ségou
au quartier Angoulème, précisément dans la cour de M. Boureïma Sidi Cissé,
Vice-Président de la Commission régionale électorale indépendante. Cet
attentat faisait dix (10) victimes dont deux morts à savoir Aïssata Cissé (fille
de Boureïma Sidi Cissé) et Hama Arabo Touré (ami de Boureïma Cissé), huit
(8) blessés graves dont, entres autres, Salimata Sidibé et Boubacar Sissoko
(respectivement épouse et petit-fils de Boureima Cissé), qui étaient évacués le
22 juin 1998 à l’hôpital Gabriel Touré de Bamako où il furent hospitalisés
pendant quatre (4) mois.
3. Les enquêtes menées par la Brigade de gendarmerie de Ségou aboutissaient
à l’arrestation de seize (16) personnes qui étaient inculpés aussitôt d’atteinte
contre la sûreté intérieure de l’Etat, d’association de malfaiteurs, de détention
illégale d’armes et de munitions suivie d’assassinat, de tentative d’assassinat, de
coups et blessures aggravés et de complicité.
4. Par ordonnance N°015 en date du 1er août 2003, le juge d’instruction du
Tribunal de 1ère instance (TPI) de Ségou prononçait un non-lieu à suivre contre
les inculpés susnommés, conformément aux réquisitions du Procureur de la
République près ladite juridiction. Suite à un appel de M. Boureïma Cissé, la
chambre d’accusation de la Cour d’appel de Bamako annulait l’ordonnance de
non-lieu susvisée avant d’ordonner un complément d’information par arrêt N°
111 du 05 juillet 2005.
5. Le 03 janvier 2011, le Procureur de la République près le tribunal de 1ère
instance de Ségou prenait un réquisitoire définitif aux fins de transmission de
pièces au Procureur général près la Cour d’appel de Bamako. Par ordonnance
N°104 du 27 décembre 2011, le juge d’instruction du 2ème Cabinet du T P I
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