5. Les Plaignants declarent que Jes civils presents sur Jes lieux se sont rues sur les deux militaires et les ont roues de coups; le lieutenant Kifaru a pu s' echapper tandis que le caporal Petro a ete brutalement frappe et laisse gisant sur le sol dans l' agonie. 6. Les Plaignants rapportent qu'apres avoir etl informe de la situation, le commandant second du secteur, le lieutenant-colonel Kibibi Mutuare qui assurait ce jour !'interim, a depeche sur les lieux le chef S3 Mundande Kambale, lequel a demande au president des motards d'evacuer le caporal Petro a l'Hopital general de reference de Fizi apres qu'il eut remarque qu'il respirait encore. 7. Les Plaignants exposent que des rumeurs oJ annonce la mort de sieur Faizi, et certains I civils revoltes, se sont rendus a l'hopital de Fizi pour tuer le caporal Petro. L'ayant sorti du centre de sante, ils l'ont traine sur la route puis l'ont acheve par lapidation. 8. Les Plaignants rapportent qu'a la vue de l'etat piteux du corps de Petro, le lieutenant­ colonel Kibibi qui l'avait aussi comme membre de sa garde rapprochee, a decide de se rendre sur les lieux de la lapidation avec qujlques officiers et soldats presents a savoir messieurs Mundande, Bahati, Sida, Sezibera, Shumbusho et Amani, dans le cadre d'une expedition militaire menee la nuit du 1er janvier au matin du 2 janvier 2011, expedition dirigee contre les civils habita�ts proches du lieu du meurtre du caporal Petro a savoir les zones Misufi, Sous-Hopital I et II et Kalembelembe dans le territoire de Fizi, Province du Sud Kivu, en RepubliqJe Democratique du Congo (RDC). 9. Les Plaignants rapportent en outre que le lieutenant-colonel KIBIBI, une fois sur les lieux a ordonne a ses hommes de fouiller toutes les concessions, d'arreter les personnes qui s'y trouvaient exception faite des femmes et d'abattre toute personne qui tenterait de fuir. 10. Les Plaignants alleguent que plusieurs violations des droits de l'homme ont ete commises lors de cette operation, notamme1,1t Jes vols, les viols collectifs imposes aux femmes en presence de leurs maris et enfants, les extorsions, les destructions « mechantes », les coups de crosses d'armes ou de poignards sur les personnes cibles, Jes degradations ou Jes destructions des biens et pillage des boutiques, l'extorsion de telephones et sommes d'argent trouves sur les victimes. 2

Select target paragraph3