16. Qu’en outre, il a subi des traitements inhumains et dégradants ; 17. Poursuivant son récit, il ajoute avoir été inculpé le 17 janvier 2006 pour des faits d’abus de confiance, placé sous mandat de dépôt le même jour et détenu à la prison civile de Lomé pendant quatorze (14) mois et neuf (09) jours dans des conditions inhumaines et dégradantes. 18. Condamné à vingt (24) mois d’emprisonnement dont dix (10) assortis de sursis, il a été licencié pour faute lourde par son employeur, la société Togo-Telecom. 19. Il ajoute qu’il souffre de tension artérielle, de maux d’yeux et de fistule anale du fait des agissements de l’Etat togolais, et produit à cet effet le rapport médical en date du 02 septembre 2016, établi par le Professeur DOSSEH Ekoué David, Chirurgien au C.H.U Sylvanus Olympio de Lomé ; ; 20. Il conclut qu’il a été victime d’actes de torture, de détention arbitraire et de violation de son droit au travail et se fonde entre autres sur la Constitution togolaise, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Convention contre la torture, le Pacte International relatif aux droits civils et politiques et le Pacte International relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. 21. La République du Togo dans un mémoire exceptionnel en défense soulevait une fin de recevoir tirée du défaut de qualité du Collectif des Associations contre l’Impunité au Togo (CACIT) qui représente Monsieur AGBETOGNON Koffi ; 22. Elle soutient en effet que le Collectif des Associations contre l’Impunité au Togo n’a produit aucun mandat justifiant de sa qualité de représentant de Monsieur AGBETOGNON Koffi ; 6

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