dispositions de la Charte, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (ci-après désignée « le PIDCP »), de la Déclaration Universelle des droits de l’homme (ci-après désignée « DUDH ») et de la Constitution de la République-Unie de Tanzanie (ci-après désignée « la Constitution »). 4. Les Requérants soutiennent que ces instruments des droits de l’homme tout comme la Constitution proscrivent les lois discriminatoires. Ces instruments exigent, en outre, que l’État défendeur garantisse à tous les citoyens le droit à une égale protection de la loi et d’autres droits liés au droit à un procès équitable. 5. Les Requérants affirment que l’article 148(5) du CPP viole les droits énumérés ci-dessus en limitant de manière non raisonnable la mise en liberté sous caution pour les individus mis en accusation pour certaines infractions. À cet égard, les Requérants soutiennent qu’en prévoyant des infractions ne pouvant donner lieu à une libération sous caution, l’article 148(5) du CPP affecte les individus et le pouvoir judiciaire. Les premiers cités sont privés de leurs droits fondamentaux, consacrés par la Constitution et par les instruments internationaux pertinents, tandis que les seconds, en raison de la nature obligatoire de la disposition, sont privés de tout pouvoir d’appréciation dans l’examen des demandes de mise en liberté sous caution, en raison dudit article. 6. Les Requérants soutiennent qu’en dépit de plusieurs affaires introduites en contestation de l’article 148(5) du CPP, les juridictions nationales l’ont jugée conforme à la Constitution et aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme. B. Violations alléguées 7. Le Requérant allègue la violation des droits suivants : 3

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