IV.50-
La Cour constate que
aucune
action
s’inscrivant dans
l'article 12 de la Convention
En effet, aucune
|l’observation
n’a initié
de l’obligation
ci-dessus citée met a sa charge
commission
en place alors méme
que
la République de Guinée
d’enquéte
impartiale
n’a été mise
paraissait suspecte
;
En outre, il n’a été procédé a aucune forme d’enquéte
déterminer les circonstances et les causes du décés ;
méme
enclenchée,
la
;
que les ayants droit n’ont cessé de soutenir
la mort de Maurice Jallah CISSE
Enfin,
que
procédure
judiciaire
qui
semble
pour
avoir
été
n’a pas été, jusqu’a présent, conduite a son terme
IV.51- La Cour considére, au regard de tout ce qui précéde, qu’il
n’a pas été procédé, au sens de l’article 12 de la Convention
contre
la
torture
et
autres
inhumains ou dégradants,
peines
ou
a une enquéte
traitements
cruels,
impartiale ;
Il convient, dés lors, d’inviter la République de Guinée au respect
de ses engagements
internationaux
;
IV.52- Relativement au manquement a l’obligation de prévenir
la torture, la requérante soutient que la torture ne figure pas
dans
le
Code
Pénal
de
la
République
de
Guinée
en
tant
qu'infraction autonome ; que la codification de ce crime aurait
permis de mettre l’accent sur la nécessité de prévoir un
chatiment approprié, de renforcer l’effet dissuasif, d’améliorer
l‘aptitude des fonctionnaires
responsables
a repérer |’infraction
et au public de contester l’action de I’Etat ou son inaction en cas
de violation de la Convention contre la torture ;
Elle considére, qu’en s’abstenant de promulguer des lois tendant
a prévenir la torture, la République de Guinée a manqué
obligation
et viole
contre
la torture
IV.53-
L’article
peines
ou
par conséquent
I’article
1 de
a son
la Convention
;
1 de
traitements
ce qu’il faut entendre
la Convention
cruels,
contre
inhumains
par acte de torture;
29
ou
la torture
dégradants
et autres
ingique
;