civils et Politiques, du 16 décembre 1966 et du principe 35 de l'Ensemble
des Principes pour la protection de toutes les personnes soumises à uneforme
quelconque de détention ou d'emprisonnement du 19 décembre 1988.
VII - LES ARGUMENTS DU DEFENDEUR
a. Résumé des faits:
61- Monsieur Mado Fidégnon Frédéric a été incorporé le 2 février 1970 aux
Forces Armées Togolaises (FAT) ;
62- Il a servi jusqu'au dernier moment au régiment de parachutiste
commando et, plus précisément, au Centre d'Entraînement des Troupes
Aéroportées (CETAP) à Lomé, au grade de sergent-chef des Forces armées
Togolaises (FAT) ;
63- Une tentative de coup d'État au Togo a eu lieu dans la nuit du 24 au 25
mars 1993 et a entraîné la mort de plusieurs chefs militaires et plusieurs
personnes dans les rangs de l´armée ;
64- Les investigations diligentées après l'attaque ont révélé l'implication de
certains éléments des FAT, dont le requérant, Monsieur MADO Fidégnon
Frédéric, qui faisait partie des suspects a été présenté, avec ses collègues, au
Procureur de la République et transféré à la prison civile de Kara ;
65- Monsieur MADO Fidégnon Frédéric a été mis à la reforme par décision
du 24 février 1996 (Voir pièce Nº 2 du requérant) ;
66- C'est le 8 décembre 2016, environ 23 ans après la tentative de coup d'État
et 20 ans après la décision le reformant que Monsieur MADO Fidégnon
Frédéric a cru devoir saisir la Cour de céans pour voir la République
togolaise être condamnée, sur la base de simples allégations.
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