iv. Allégation relative à l’identification visuelle
99. Le Requérant soutient que son droit à ce que sa cause soit entendue a été
violé en ce que le tribunal s’était appuyé sur des preuves non corroborées,
non fiables et inappropriées, en se fondant essentiellement sur la déposition
d’un témoin oculaire, Veronica John (PW1), qui dit l’avoir identifié en pleine
soirée, dans des conditions de visibilité réduite et après avoir été
traumatisée par l’incident.
100. Le Requérant affirme également que l’État défendeur n’a ni produit l’arme
du crime ni apporté la moindre preuve de l’intention présumée du Requérant
de commettre un meurtre, dans la mesure où il ressort du compte rendu
des audiences qu’il n’avait aucun grief contre la défunte et contre le témoin,
et qu’il n’était pas non plus partie au litige foncier qui opposait ses propres
sœurs et la défunte.
101. Le Requérant relève, en outre, qu’un certain nombre d’incohérences, dont
certaines paroles qui auraient été prononcées par le Requérant, ébranlent
la crédibilité du témoin. Il soutient que, le témoin qui a déclaré l’avoir
identifié, a affirmé qu’avant que le Requérant ne commette le crime, il a
prononcé des paroles qu’on ne saurait oublier et qui ont permis de
l’identifier. Toutefois, lors de sa déposition au poste de police, le témoin a
omis de mentionner les paroles qui auraient permis d’identifier le Requérant
et qui seraient inoubliables.
102. Le Requérant soutient également que le témoin a conçu son témoignage
de manière à l’accuser, en représailles à l’expulsion de celle-ci du domicile
de la mère du Requérant.
103. Le
Requérant
soutient
donc que
les juridictions nationales
ont
irrémédiablement omis de relever de graves erreurs de droit, étant donné
que la supposée identification par le témoin n’avait pas été faite de manière
irréfutable.
27