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274. ll soutient que le dysfonctionnement et les nombreuses
irregularit6s qui ont
6maille le d6roulement de l'enquEte sont la preuve que la justice de son pays
est instrumentalis6e et qu'il est tout simplement apparu comme 6tant une cible
privil69i5e.
275.
Le Requ6rant affirme que le Chef de l'Etat a lui-m6me entretenu la confusion
entre ses pr6rogatives et celles de l'autorit6 judiciaire en se m6lant
d
la
proc6dure qui, en d6finitive, n'a 6t6 qu'un simulacre de procds ayant abouti
i
un jugement de relaxe. Le Requ6rant soutient ses all6gations en citant les
termes d'un communiqu6 de presse publi6 le
syndicat des magistrats
<
276.
4 mai 2018 par le
du B6nin d6nongant < une main
principal
- mise ou la
caporalisation > du judiciaire par le pouvoir ex6cutif.
Le Requ6rant fait, en outre, valoir qu'aprds I'adoption de la loi portant cr6ation
de la CRIET, le ministre de la Justice et de la l6gislation ainsi que le Charg6 de
mission
i
la Pr6sidence de la Republique, le premier au cours d'une conf6rence
de presse le 2 octobre 2018 et le second sur les chaines de
la
t6levision AFRlCA24, ont publiquement affirm6 que la CRIET 6tait comp6tente
pour connaitre de < l'affaire Ajavon >.
*
277.
L'Etat d6fendeur rdfute les all6gations du Requ6rant tendant
dr
faire croire que
le Chef de l'Etat s'est mdl6 d la proc6dure engag6e contre lui. ll soutient que la
justice au B6nin est independante et que les propos du Requ6rant mettant en
cause l'ind6pendance de la justice et insinuant une pr6tendue ing6rence du
Chef de I'Etat dans ladite affaire constituent un outrage au Chef de l'Etat et un
discredit porte d la justice b6ninoise.
278. L'Etat d6fendeur
soutient en outre que ce n'est pas en qualitd de charg6 de
mission que le sieur Edouard LOKO, Charg6 de mission
i
la Pr6sidence de la
R6publique, est intervenu sur AFR|CA24, mais plutot en tant que simple
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