o0ss16
239.
ll alldgue 6galement que le jugement de relaxe au b6nefice du doute constitue
une atteinte
d son
honneur. Que, d'ailleurs, la proc6dure de comparution
imm6diate dont il a fait l'objet est une proc6dure exceptionnelle qui ne visait
qu'i
le priver arbitrairement de sa libertd et d entacher sa r6putation.
240. Le Requ6rant
soutient en outre que des propos tenus par le Chef de l'Etat
b6ninois tendent d le pr6senter, aussi bien auprds du public que dans les
m6dias, comme un coupable alors m6me qu'il a 6te relax6. Selon lui, les
d6clarations du Chef de l'Etat ont pour but de salir publiquement sa r6putation
en niant son innocence.
241. ll alleguequ'enavril 2017,leChefdel'Etatqui r6pondaitauxquestionsdes
journalistes est revenu d la charge dans l'6mission
<
d6bats africains > sur RFI
et France24 et a d6clar6 ce qui suit : << le gars est dans des b€tises. ll se fait
prendre dans une affaire de trafic de drogue et il n'a trouv6 comme seul moyen
de d6fense que de m'accuser. Je me suis tu dans son int6rdt pour ne pas
aggraver sa situation parce que comme vous I'avez dit, ce fut un alli6 >.
242.
i
ll estime que le jugement du 04 novembre 2016 son encontre est en fait un
jugement de < relaxe-culpabilit6 > qui entache inexorablement sa r6putation en
le faisant passer aux yeux du peuple b6ninois pour un v6ritable trafiquant
international de drogue.
243. L'Etat d6fendeur affirme que
l'interpellation du Requ6rant
a 6te plus que
respectueuse de ses droits. ll expose que le 28 octobre 2016, le Requ6rant a
6t6 interpell6 en sa qualit6 d'Administrateur g6n6ral de ta soci6t6 COMON SA,
destinataire du conteneur dans lequel la cocaine a 6t6 retrouv6e. ll ajoute qu'au
moment de son arrestation, le Requ6rant a refus6 de monter
i
bord du pick-up
des agents de la Compagnie de gendarmerie maritime qui n'ont pas trouv6
d'objection i ce qu'il pr6fdre prendre sa propre voiture
62
(\
d
)v G