122. En ce qui concerne l’identification de nuit par un témoin oculaire et dans des conditions de visibilité réduite, la Cour note au regard du comptes rendu des audiences que le Requérant a été clairement identifié par sa voisine, épouse du défunt, comme étant l’agresseur qui a passé son enfance avec ses fils et avait l’habitude de jouer avec eux. Elle a clairement identifié trois (3) des cinq (5) bandits qui ont saccagé sa résidence, volé le couple, commis un homicide sur son mari dans la foulée et l’ont rouée de coups. 123. Le 23 juillet 2010, la Haute Cour, après avoir entendu les quatre (4) témoins à charge et examiné les cinq (5) pièces à conviction produites, a constaté que les moyens produits constituaient des preuves prima facie de la culpabilité des accusés. Ensuite, la Cour a informé le Requérant et ses coaccusés de leur droit de témoigner et de citer des témoins à décharge, conformément à l’article 293(2)(a) et (b) de la CPA. Son avocat a répondu que le Requérant témoignerait sous serment et qu’il n’avait pas de témoins à citer. 124. La Cour observe qu’à l’issue du procès, les trois (3) assesseurs ont émis un avis commun indiquant que le ministère public avait prouvé ses arguments au-delà de tout doute raisonnable et que le Requérant était l’auteur du meurtre de M. Clemence Mbasa et nulle autre personne. Les assesseurs ont fondé leur décision sur le fait que l’épouse du défunt a précisément décrit les vêtements que le Requérant portait le jour fatidique, l’agression de son mari, la conversation qui a eu lieu au cours du vol et le fait que le Requérant était au courant de la vente du café, qu’il a admis pendant le procès avoir aidé le couple à effectuer. 125. La Cour observe que le témoignage sur les vêtements que portait le Requérant a été corroboré par deux autres témoins, à savoir PW2 et PW3. Par ailleurs, la preuve de l’identité du Requérant a été corroborée par son propre frère, le co-accusé Evarist Lazaro, qui a affirmé dans sa déclaration extrajudiciaire enregistrée par le juge de paix le 8 septembre 2003, que c’était le Requérant qui l’avait convaincu de se joindre à lui pour le 36

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