blanchiment de capitaux, sur le fondement de la loi 2004-09 du 6 février
2004 (« la loi de 2004 »).
14- Au cours de la procédure devant le Tribunal régional de Louga, les faits
mentionnés précédemment ont été évoqués.
15- À l'audience, M. Dieng a précisé qu’il lui arrivait quelquefois, dans le
cadre de ses activités commerciales en Europe, d’acheter des produits
contrefaits (des marques Dolce & Gabbana, Calvin Klein et Gucci en vue de
les revendre.
16- Dans son arrêt n°223 du 30 avril 2014, se fondant sur la loi de 2004 et
l’accord portant révision de l’accord de Bangui du 2 mars 1977, le Tribunal
a estimé que « cette activité commerciale, ayant été la principale source de
revenus du prévenu en Europe, lui a permis de se procurer l’essentiel de ses
fonds (…) ; [que de tels faits établissant le délit de blanchiment de capitaux
à l’encontre du prévenu, il convient dès lors de l’en déclarer coupable (...) »
".
17- M. Dieng a ainsi été condamné d’un an d’emprisonnement avec sursis
et, sur le fondement de l’article 41-10 de la loi de 2004, les sommes d’argent
gelées en 2011 ont été confisquées au profit du Trésor public.
18- Il a alors interjeté appel devant la Cour d’appel de Saint Louis.
19- Le 17 juin 2015, la Cour d’appel a rendu l’arrêt confirmatif n°114 et
condamné M. Dieng aux dépens. Elle relève que le prévenu « a reconnu aussi
bien devant le juge d’instruction que devant le juge d’instance avoir vendu
en Europe des produits contrefaits et que ladite activité a été la source
principale de ses revenus ».
20- M. Dieng a formé un pourvoi devant la Cour suprême sénégalaise.
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