35. En l’espèce, l’État défendeur ne précise pas de quelle manière les termes utilisés par les Requérants sont insultants ou outrageants ou encore, ils ont offensé le ministre de la Sécurité intérieure. De plus, il ne précise pas les termes et expressions utilisés par les Requérants dans le but de manipuler l’opinion publique ou ternir l’image de toute autre personnalité publique et de porter atteinte à l’intégrité et à la fonction du ministre de la sécurité intérieure. 36. La Cour note que les termes utilisés par les Requérants exposent les faits et ne traduisent aucune animosité personnelle, ni à l’égard du ministre de la sécurité intérieure, ni envers les autorités administratives ou judiciaires de l’État défendeur. 37. En conséquence, la Cour constate que Requête ne contient aucun terme outrageant ou insultant au sens de l’article 56(3) de la Charte et de la règle 50(2)(c) du Règlement. 38. Au vu de ce qui précède, la Cour rejette l’exception d’irrecevabilité tirée de l’utilisation de termes outrageants ou insultants et considère que la Requête satisfait à la condition posée à l’article 56(3) de la Charte. ii. Sur l’exception tirée du non-épuisement des recours internes 39. L’État défendeur soutient que l’épuisement des recours internes est une exigence importante prévue par l’article 56 de la Charte et de l’article 50 du Règlement.11 40. Selon l’État défendeur, la règle de l’épuisement des recours internes a pour objectif de limiter la saisine arbitraire et injustifiée de la Cour de céans et d’éviter une surcharge de son rôle. 11 Règle 50(2) du Règlement intérieur de la Cour de 2020. 11

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