CIRE CLEDOR et Maître EL HADJI MOUSTAPHA DIOUF saisissent la Cour de
Justice de la CEDEAO d’une requête en référé et d’une autre en procédure
accélérée aux fins de l’entendre :
-Constater que leur détention est devenue désormais arbitraire ;
-Constater les mauvais traitements infligés à ASSANE DIOUF à l’intérieur de la
prison ainsi que la violation de son droit à la santé ;
-Ordonner à l’Etat du Sénégal de prendre toutes les mesures nécessaires pour
protéger sa vie et lui prodiguer les traitements que requièrent son état de
santé et les blessures subies en détention ;
-Ordonner leur libération provisoire immédiate ;
Ils soutiennent que la procédure de référé dont ils ont saisi la Cour est justifiée
par le fait que leur détention est devenue illégale.
En effet, expliquent-ils, le 15 mai 2018, SERIGNE CHEIKH MBACKE GADIAGA a
été renvoyé devant la juridiction de jugement mais le Procureur de la
République refuse d’enrôler le dossier pour qu’il soit jugé.
Alors que le 16 avril 2018, le Juge d’Instruction a clôturé l’information et a
rendu une ordonnance de renvoi d’ASSANE DIOUF en police correctionnelle,
poursuivent-ils, le Procureur de la République refuse d’enrôler le dossier
devant une juridiction de jugement et d’autoriser son conseil à avoir copie de la
procédure à ses frais.
En prison, disent-ils, ASSANE DIOUF a subi de mauvais traitements de la part
des gardes pénitentiaires qui lui ont fracturé une jambe et l’ont laissé pendant
plus d’un mois sans soin. Il est incarcéré dans une cellule isolée et se trouve
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