l’a forcée à monter dans un bus sur lequel AEPB et SAPCLN étaient inscrits. La
première Demanderesse a refusé de monter et a commencé à crier à l’aide.
Ensuite, trois officiers militaires armés ont commencé à la battre et ont menacé de
la tuer si elle ne montait pas dans le bus. Elle a proposé de leur montrer sa carte
d’identité, mais ces derniers ne lui en ont pas donné la possibilité et ont continué à
la forcer à monter dans le bus et à l’insulter. Des passants, témoins de la scène,
sont intervenus et l’ont identifiée comme étant une actrice de Nollywood. Les
hommes l’ont alors laissée partir.
La première Demanderesse déclare que, quand son frère s’est rendu au bureau
de l’AEPB pour enquêter sur ce qu’il s’était passé, les agents de l’AEPB ont
menacé de le tuer. Elle s’est alors rendue le jour même au commissariat de la
zone 3 (zone de gouvernement local composée des États de Adamawa, Gombe
et Taraba) afin de dénoncer les faits à la police. La police a invité le directeur de
l’AEPB de l’époque, M. Isaa Shuaibu, qui a expliqué que l’agression de la
premi��re Demanderesse avait été commise par le personnel et les soldats du
SAPCLN et non par l’AEPB. Depuis l’incident, sa plainte n’a entraîné aucune
arrestation ou poursuite.
La première Demanderesse affirme que le 6 décembre 2012, soit quelques
semaines après l’incident susmentionné, un évènement similaire s’est à nouveau
produit alors qu’elle allait collecter les signatures d’entrepreneurs dont les
affaires étaient affectées par les activités de l’AEPB et la SAPCLN. Les
hommes responsables de cette agression ont été identifiés comme étant des
agents de l’AEPB et des agents de sécurité du Défendeur.
En raison des nombreuses informations faisant état d’enlèvements aléatoires de
femmes à Abuja, TCF (territoire de la capitale fédérale), par l’AEPB et par des
agents de la force publique, ainsi que de son expérience personnelle, le premier
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