de la Renaissance, des cours et tribunaux, du Sénat, devant les hôpitaux
et dans d’autres quartiers désignés de Dakar la capitale du défendeur.
70. Les requérants affirment dans leur mémoire que la liberté d’expression
comprend la liberté de diffuser son opinion quels que soient les moyens
d’expression. Le fait d’organiser une manifestation est un moyen
d’expression qui est protégé par la loi parce qu’il s’agit d’un moyen
d’exprimer ses opinions.
71. Ils affirment qu’ils n’ont pas la possibilité d’exprimer pleinement leurs
opinions en raison de l’interdiction imposée par l’arrêté ministériel du 20
juillet 2011.
72. De son côté, le défendeur soutient que la liberté d’expression n’est pas
absolue car elle est restreinte conformément à la loi, «a) pour le respect
des droits ou de la réputation d’autrui, b) pour la sauvegarde de la
sécurité nationale, de l’ordre public, de la santé ou de la moralité
publiques ». Les restrictions ont été faites dans l’intérêt de la sécurité
nationale, de la sûreté publique, de l’ordre public, de la santé et des
libertés d’autrui.
73. Il soutient en outre que pour que les requérants obtiennent gain de cause,
ils doivent prouver leurs intérêts en tant que victimes en démontrant qu’ils
ont subi une violation des présumés droits de l’homme ou établir leur
statut leur permettant d’intenter une action au nom des victimes. Les
requérants qui allèguent être des victimes n’ont pas démontré comment
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