l’expulsion des jeunes filles enceintes et des jeunes mères des établissements scolaires de l’État défendeur, laquelle a été rendue lors de sa 39e session tenue du 21 mars au 1er avril 2022. 17. Dans le cadre de la procédure, sept (7) organisations ont déposé des mémoires d’amicus curiae qui ont été dûment communiqués aux Parties. Il s’agit de : (i) la Commission tanzanienne des droits de l’homme et de la bonne gouvernance ; (ii) Amnesty International ; (iii) l’UNESCO ; (iv) l’Association des femmes juristes de Tanzanie (TAWLA) ; (v.) l’Initiative Msichana ; (vi) la Fondation Clooney pour la justice ; et (vii) Initiative for Strategic Litigation in Africa (ISLA), Human Rights Watch (HRW) et Women's Link Worldwide qui ont soumis des observations conjointes. 18. Les débats ont été clos le 22 septembre 2022 et les Parties en ont été dûment notifiées. IV. DEMANDES DES PARTIES 19. Les Requérantes demandent à la Cour de se prononcer comme suit : i. Dire que l’expulsion et l’exclusion des filles enceintes et des mères adolescentes de l’accès à l’enseignement public dans l’État défendeur violent leur droit à l’éducation. ii. Dire que la politique actuelle mise en œuvre par l’État défendeur en interdisant aux filles enceintes et aux adolescentes de fréquenter l’école, tant dans la politique écrite que dans les déclarations de l’État, est, on ne peut plus, illégale, discriminatoire, ne sert pas l’intérêt supérieur de l’enfant et viole leur droit à la non-discrimination. iii. Ordonner à l’État défendeur de révoquer immédiatement la politique d’interdiction (aussi bien le règlement sur l’expulsion que la mise en œuvre des déclarations) et de modifier sa législation pour protéger le droit à l’éducation. iv. Ordonner à l’État défendeur d’abroger immédiatement l’article 4 du Règlement sur l’éducation (expulsion et exclusion des élèves des 6

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