l’absence de nettoyage efficace aggrave l’impact de ces déversements sur
l’environnement et sur les droits de l’homme.
16. Il a admis que certaines compagnies avaient participé à des projets de
développement ayant pour objectif d’aider les communautés à construire des
systèmes d’approvisionnement en eau et des installations sanitaires, et avaient
donné de l’argent à certaines personnes et familles. Toutefois, ces mesures
n’étaient pas suffisantes.
17. Il a allégué que l’obligation du gouvernement quant à la protection du droit à la
santé l’oblige à examiner et surveiller les influences possibles du torchage de
gaz sur la santé, et que l’échec du gouvernement à prendre les problèmes des
communautés au sérieux, à prendre des mesures pour assurer une enquête
indépendante des impacts possibles du torchage de gaz sur la santé et à
s’assurer que la communauté dispose d’informations fiables constitue une
véritable violation des normes internationales.
18. Il a été précisément affirmé que :
- SPDC Petroleum a reconnu en 1995 qu’il était nécessaire de réaliser des
travaux sur son infrastructure et que la corrosion était responsable de
50 pour cent des déversements de pétrole ;
-
le 28 août 2008, une défaillance de l’oléoduc Trans-Niger a causé un
important déversement de pétrole dans le ruisseau près de la ville de
Bodo, en territoire Ogoni. Le pétrole s’est déversé dans le marais et le
ruisseau pendant plusieurs semaines, ce qui a laissé la région couverte
d’une épaisse nappe de pétrole et causé la mort des poissons dont
dépendent les habitants pour leur alimentation et leurs moyens de
subsistance. Le déversement de pétrole a causé des dommages allant
jusqu’à la mort de plusieurs espèces de poissons qui fournissent les
protéines nécessaires à la population locale. L’enregistrement vidéo du
site montre des dégâts considérables, y compris ceux causés aux
mangroves qui sont importantes pour la reproduction des poissons. La
compagnie Shell Petroleum Development Company (SPDC) est
responsable de la rupture de l’oléoduc. SPDC aurait déclaré qu’elle avait
seulement eu connaissance du déversement le 5 octobre de cette année.
Le ministère de l’Environnement de l’État de Rivers a été informé de la
fuite et de ses conséquences désastreuses le 12 octobre. Un représentant
du ministère se serait rendu sur le site le 15 octobre. Cependant, la fuite
n’a pas été arrêtée avant le 7 novembre ;
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