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de Bunda n'avaient pas pu €tre localis6s n'est pas concern6e par le point de droit
en cause ici, ir savoir le d6lai de recours. En tout hlpothdse, si I'Etat avait
r6ellement refus6 de produire les documents n6cessaires d l'appui de I'appel, aprds
un certain temps, le requdrant aurait 6t6 fond6 ir produire son recours, dans un
temps qui tient compte du principe g6n6ral de droit qui veut qu'une cause en
proc6dure soit enten&rc. M.Mgosi pouvait, de bon droit, faire appel sans ces
documents, l'avis d'appel ayant 6t6 d6pos6.
8.
Dans cette opinion, comme on pourrait le penser, cette affaire ne donne pas
d r6fl6chir sur l'6galit6 des affnes, principe du systdme de la Common Law qui
prescrit un juste 6quilibre entre les Parties. Principe auquel on aurait pu avoir
recours, si le requ6rant avait 6tabli le refus de l'Etat. Or, la preuve du refus, ainsi
que la Cour l'a soulign6 la m6me ann6e < reldve du pouvoir discr6tionnaire des
autorit6s nationales comp6tentes 6tant donn6 que ce sont elles qui d6terminent la
valeur probante de ces 6l6ments de preuve et qu'elles jouissent d'un large pouvoir
de discrdtion ir cet 6gard >>. Revenu sur ses demandes en vue d'obtenir les copies
des comptes rendus des audiences et des jugements, la requOte a 6t6 rejet6ele 2l
septembre 2015, au motif qu'elle 6tait sans fondement.
9.
Les 6l6ments ci-dessus montrent f importance de l'administration de la
preuve qui a toujours fix6e les arr€ts de la Cour.
II. La preuve des affirmations
a toujours lixd
l'arr6t
de la Cour
10. Seules les affirmations prouv6es font le contenu des d6cisions
juridictionnelles8. Dans l'affaire CADHP, Abubakari c. Tanzaniee,Ia Cour avait
soulign6 qu'il < appartient d la partie qui alldgue avoir 6t6 victime d'un traitement
discriminatoire d'en apporter la preuve >>. C'est le caractdre d6cisif reconnu i
la preuve des affirmations avanc6es devant un pr6toire. De bon droit, on
considdre que dans la mesure of les affirmations sont prouv6es, le
dispositif doit pouvoir s'en ressentir. La Cour, :i lr:on avis, derrrait
considdrer c*ttc requete co1l1rne non flrndile p{}ur ddfaut ele pr*uve.
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v. CEDH, Affaire Gtifgen c. Allemagne, l"' juin 2010: Le requ6rant saisit la Cour en all6guant une
violation de l'article 3 CEDH au motif que le traitement auquel il aurait 6t6 soumis lors de
l'interrogatoire de la police nationale relatif d l'endroit of se trouvait l'enfant qu'il avait enlev6 est
constitutif de torture. L'utilisation des 6l6ments de preuve mat6riels obtenus grdce d ses aveux et qui
l'incriminaient auraient dt €tre exclue par respect le droit le procds 6quitable. Le tribunal avait 6mis un
bas6 sa d6cision sur ces 6l6ments de preuve, l'article 6 CEDH sur le droit i un procds dquitable aurait
6t6 vio16. V. aussi : CEDH, ler juin 2010, Gtifgen c. Allemagne (requ6te no 22978105), Recueil des
arr6ts et d6cisions 2010-ry, pp.327-407.
CADIP, Mohamed Abubakari c (lnited Republic of Tanzania,
e
}3juin 2016
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