devant la Cour de céans les preuves qu’ils qualifient comme telles. L’État défendeur soutient que les Requérants plaident pour la première fois la défense d’alibi, alors qu’ils ont eu l’occasion de le faire au cours de la procédure devant la Haute Cour et la Cour d’appel. Il soutient, en outre, que les Requérants avaient la possibilité de demander un réexamen, conformément à la règle 66 du Règlement de la Cour d’appel, au motif que la décision était fondée sur une erreur manifeste ayant entraîné un déni de justice. 47. L’État défendeur soutient, enfin, que les Requérants auraient dû d’abord introduire un recours en inconstitutionnalité pour contester la violation de leurs droits, en vertu du chapitre 3 de la loi sur les droits et devoirs fondamentaux. Il fait valoir que l’article 4 de ladite loi définit la procédure relative à l’application des droits fondamentaux constitutionnels, des devoirs et des questions connexes14 et que le fait de n’avoir pas exercé ce recours rend la Requête prématurée, donc irrecevable. * 48. Les Requérants réfutent l’affirmation de l’État défendeur selon laquelle certains de leurs moyens d’appel sont irrecevables, motif étant pris de ce qu’ils auraient dû former un recours en inconstitutionnalité. Ils font observer que cette affirmation a été rejetée par la Cour à plusieurs reprises. Citant l’affaire Kijiji Isiaga c. Tanzanie, les Requérants soutiennent que la Cour de céans a indiqué que les requérants sont tenus de n’épuiser que les recours judiciaires ordinaires et que le recours en inconstitutionnalité « est un recours extraordinaire qu’aucun requérant n’est tenu d’épuiser avant de la saisir ». 14 « Toute personne qui allègue qu’une quelconque des dispositions des articles 12 à 29 de la Constitution ont été, sont violées ou sont susceptibles de l’être à son égard, peut, sans préjudice de toute autre action concernant la même question susceptible d’être exercée légalement, demander réparation devant la Haute Cour ». 15

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