v. M. Mark MULWAMBO, Principal State Attorney, Cabinet de l’Attorney General ; et vi. Mme Blandina KASAGAMA, Conseillé juridique, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Est-africaine. après en avoir délibéré, rend le présent Arrêt : I. LES PARTIES 1. Les sieurs Charo Said Kimilu et Mbwana Rua Kubo (ci-après dénommés « les Requérants ») sont des ressortissants tanzaniens qui, au moment de l’introduction de la présente Requête, étaient incarcérés à la prison de Maweni, à Tanga, après avoir été jugés et condamnés à 20 ans de réclusion pour trafic de stupéfiants. Ils allèguent la violation de leur droit à un procès équitable dans le cadre de la procédure devant les juridictions nationales. 2. La Requête est dirigée contre la République-Unie de Tanzanie (ci-après dénommée « l’État défendeur »), qui est devenue partie à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (ci-après désignée « la Charte ») le 21 octobre 1986 et au Protocole le 10 février 2006. Elle a également déposé, le 29 mars 2010, la Déclaration prévue à l’article 34(6) du Protocole, par laquelle elle accepte la compétence de la Cour pour recevoir des requêtes émanant d’individus et d’organisations non gouvernementales. Le 21 novembre 2019, l’État défendeur a déposé auprès du Président de la Commission de l’Union africaine un instrument de retrait de sa Déclaration. La Cour a décidé que le retrait de la Déclaration n’avait aucune incidence, ni sur les affaires pendantes, 2

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