n°2011-33 du 17 mars 2011, avec les Forces de défense et de sécurité restées républicaines, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, à qui il confia la mission de libérer la Côte d’Ivoire des miliciens et mercenaires de Monsieur Laurent Gbagbo afin de sauver les populations civiles ; que la Communauté internationale a décidé également d’agir dans le même souci de protection des populations civiles ivoiriennes. 14.Ils développent que pour sécuriser alors le pays, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire prirent peu à peu le contrôle total de la ville d’Abidjan jusqu’aux portes de la résidence de Monsieur Laurent Gbagbo qu’ils ont investi le 11 avril 2011. C’est dans ces conditions qu’elles ont extirpé Monsieur Laurent Gbagbo ainsi que de nombreuses autres personnes et personnalités parmi lesquelles son épouse, Madame Simone Ehivet Gbagbo, et leur fils, Monsieur Michel Gbagbo ; que Monsieur Laurent Gbagbo et les requérants furent conduits à l’hôtel du Golfe puis en différentes localités de la Côte d’Ivoire à savoir à Korhogo pour Monsieur Laurent Gbagbo, tandis que son épouse fut amenée à Odienné et leur fils Michel à Bouna. 15.Les conseils de la défenderesse expliquent que, avec l’arrestation de Monsieur Laurent Gbagbo, il a été mis fin à une crise inutilement imposée aux ivoiriens par la seule volonté d’un individu, Monsieur Laurent Gbagbo, de confisquer le pouvoir qu’il avait, selon eux, pourtant perdu régulièrement dans les urnes. CONCLUSIONS PRESENTEES A LA COUR i) Les requérants 16.Madame Simone Ehivet Gbagbo et Monsieur Michel Gbagbo prient la Cour de dire et juger que :  leur arrestation et détention sont arbitraires ;  leur droit à un recours effectif est violé ;  leurs droits à la liberté de circulation et au choix de leur résidence ont été violés ;  leurs droits à la santé morale de la famille et à la reconnaissance juridique de leur personnalité sont violés ; Page | 5

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