et le Cap Manuel et a prescrit un périmètre de protection. Ultérieurement, compte tenu des dérives constatées lors des manifestations, et de la menace terroriste, le Ministre de l’Intérieur a pris l’Arrêté N° 20.07.2011.007580, prescrivant un périmètre de protection. 22. Le défendeur cite la partie pertinente de l’arrêt à l’appui de cette affirmation. L’article premier dudit arrêté dispose que « Pour des raisons de sécurité, sont interdites les manifestations à caractère politique dans l’espace compris entre l’avenue El hadj Malick Sy et le Cap Manuel, notamment devant les immeubles abritant l’Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil Economique et Social, les Cours et Tribunaux, le Palais de la République, le Bulding Administratif et à la Place de l’Indépendance. « La même interdiction s’applique aux abords immédiats du Monument de la Renaissance africaine et devant les hôpitaux. Toutefois, les processions à caractère traditionnel, religieux ou sportif sont libres sous réserve de l’accomplissement de la formalité de la déclaration préalable à l’autorité administrative." 23. Le défendeur soutient qu’il appartient à l’exécutif de déterminer les périmètres de protection en fonction de la menace à l’ordre public posée conformément à la loi. Le deuxième requérant a attaqué ledit arrêté devant la Cour Suprême qui a rendu une décision le 29 août 2019 déclarant ledit recours irrecevable pour non-respect du délai de recours contre une décision administrative. 9

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